Araignées dans l’Arctique

La toundra arctique comprend des parties du Canada, de l’Alaska, du Groenland et de l’Europe, ainsi que des parties isolées de l’Antarctique. Les hivers arctiques sont longs et froids, avec seulement 60 jours par an atteignant des températures suffisamment chaudes pour que les plantes poussent. Parmi les animaux adaptés aux conditions difficiles, plus de 100 espèces d’araignées vivent dans l’Arctique. Les chercheurs prennent conscience de la façon dont la hausse des températures affecte la faune locale, y compris les araignées arctiques.

Espèces

Les araignées constituent une part importante de la population animale de l’Arctique. Chaque espèce a sa propre façon d’y survivre. Les araignées-crabes sont connues pour se dissimuler dans les plantes et les fleurs, qui se camouflent lorsqu’elles traquent leurs proies. Les araignées Erigoninae sont la famille d’araignées la plus diversifiée de l’Arctique. Ils sont très petits, certains même minuscules, et chassent leurs proies au sol. Les araignées en entonnoir prospèrent dans les endroits ensoleillés et construisent des toiles pour attraper leurs proies. Les araignées-loups, identifiées par leur corps poilu et leurs pattes fortes, vivent sur le sol et capturent leurs proies avec un bond semblable à celui d’un loup.

Habitudes et adaptations

Les araignées ont le sang froid, elles doivent donc tirer de la chaleur de l’extérieur de leur corps. Avoir le sang froid signifie également que la température extérieure affecte directement leur température corporelle interne. Lorsque les températures baissent, leurs processus métaboliques ralentissent. En cas de froid prolongé, les animaux à sang froid sont susceptibles de mourir de froid. Les araignées arctiques ont développé des adaptations qui leur permettent de prospérer malgré le climat rigoureux. Certaines espèces produisent un produit chimique appelé glycol qui empêche la glace de s’accumuler autour de leur corps. Les corps d’autres espèces se sont adaptés pour permettre à la glace de se former uniquement à l’extérieur de leurs parois cellulaires. Certaines espèces s’enfouissent sous une épaisse couche de neige qui les protège du vent.

Changement climatique

Pour survivre aux longs hivers arctiques, les araignées se développent plus lentement ou même s’arrêtent de croître pendant les mois d’hiver. Ils ne se reproduisent pas non plus en hiver, attendant de se reproduire jusqu’aux périodes plus chaudes de l’année où la nourriture est plus disponible. Le changement climatique des dernières décennies a entraîné des étés de plus en plus longs dans l’Arctique. Des saisons chaudes plus longues signifient des périodes de croissance prolongées pour les araignées arctiques. Leur fenêtre de reproduction est également étendue, créant un potentiel d’augmentation des populations d’araignées, ce qui pourrait compenser l’équilibre des écosystèmes arctiques au fil du temps.

Avenir

Une étude de 10 ans sur les araignées-loups au Groenland a révélé que les araignées qui ont connu un printemps précoce sont devenues plus grandes. Certains avaient des exosquelettes 10% plus grands que la normale. Les chercheurs ont prédit que, puisque les femelles plus grandes donnaient naissance à plus de progénitures, une population d’araignées considérablement plus importante pourrait en résulter au fil du temps.

D’autres chercheurs étudiant les araignées de l’Arctique ont prédit que le climat plus chaud pourrait entraîner la migration vers le nord des espèces d’araignées du sud. Leur présence créerait une nouvelle concurrence pour les ressources entre les espèces arctiques, perturbant davantage l’écosystème. Avec le nombre de facteurs impliqués, il existe de nombreux résultats possibles pour l’avenir de l’araignée arctique.

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