Caractéristiques émotionnelles de l’éléphant

Les troupeaux d’éléphants vivent en groupe comme une famille, avec une matriarche en charge et d’autres matriarches comme modèles appréciés. Les éléphants sont des modèles même pour l’humanité ; Les tribus africaines, reconnaissant et honorant les caractéristiques émotionnelles des éléphants, transmettent des légendes d’éléphants mythiques dotés de pouvoirs spéciaux de génération en génération. Les observations de l’intelligence et de la compassion des éléphants font partie de la vie tribale. Des éléphants ont été observés montrant de l’amour, de la compassion, du chagrin et des traumatismes.

L’amour commence à la naissance

Un bébé éléphant reçoit l’amour dès sa naissance. Les membres femelles du troupeau assistent la mère en travail et commencent immédiatement à créer des liens avec le veau. Le jeune veau est considéré comme la responsabilité de tout le groupe. Il passe ses premières années à se faire blottir, caresser et guider par les vaches. Si le veau est en danger, la mère risquera sa propre vie pour sauver son bébé. Des vaches éléphantes ont été observées par des scientifiques de terrain risquant leur vie pour sauver un veau qui n’est pas le leur. Si une mère meurt, une autre vache adopte et nourrit le bébé. Les éléphantes femelles âgées sont étroitement impliquées avec les bébés jusqu’à ce qu’elles atteignent l’adolescence, lorsqu’elles n’ont plus besoin de surveillance. Des éléphants matriarches ont même été observés en train de garder des enfants pendant que les mères broutent.

La compassion est courante

Dans un troupeau d’éléphants, certains membres peuvent ne pas être aussi forts ou en aussi bonne santé que d’autres, mais tout le monde fait partie de la famille, sans exception. Les éléphants malades ou blessés sont entourés par les autres et encouragés à se tenir debout, par exemple. Les éléphants utilisent leur trompe pour masser les épaules et la tête de l’éléphant faible. Ils utilisent également leur trompe pour remettre les éléphants malades sur leurs pieds et tenteront d’utiliser leur corps pour soutenir celui d’un éléphant blessé ou malade. Lorsqu’ils voyagent, les éléphants en bonne santé se retournent souvent et regardent leurs compagnons de troupeau plus lents, s’arrêtant et attendant que ces éléphants les rattrapent avant de continuer à avancer.

Le deuil accompagne la mort

Les scientifiques de terrain observent depuis longtemps que les éléphants entreprennent des rituels de chagrin et de deuil lorsqu’un membre du troupeau meurt. Les mères éléphantes resteront avec le cadavre d’un veau mort pendant des jours ; la mort d’une matriarche est une cause de deuil à long terme. Les scientifiques Cynthia Moss et Harvey Croze, tout en étudiant un groupe d’éléphants pendant plusieurs années, ont observé le troupeau lors de plusieurs rituels de deuil après la mort d’une des matriarches du troupeau. Puis, des années plus tard, le troupeau a revisité les os de la matriarche. Les éléphants se rassemblaient autour des os, les caressant avec leurs trompes. Les éléphants se séparèrent pour permettre aux filles de l’éléphant mort de s’approcher des os. Les deux éléphantes femelles ont passé des heures avec les os de leur mère, mettant leurs trompes sur sa mâchoire et caressant son crâne.

Le traumatisme est dévastateur

Les éléphants souffrent de traumatismes similaires aux humains. Les épisodes de braconnage sont violents ; ils séparent souvent les jeunes éléphants de leurs troupeaux. Le David Sheldrick Wildlife Trust à Nairobi travaille avec des bébés éléphants qui errent seuls, affamés et déshydratés. Les jeunes éléphants secourus présentent des symptômes de trouble de stress post-traumatique, refusant de jouer ou de manger et insensibles aux tentatives de socialisation des autres éléphants. Même après leur arrivée au sanctuaire, ils peuvent passer des jours à chercher les membres de leur famille et sont souvent observés en train de pleurer. Les gardiens doivent travailler avec soin avec de nouvelles charges pour s’assurer que leurs besoins psychologiques sont satisfaits afin qu’ils puissent plus tard être intégrés dans un troupeau sauvage.

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