Efforts de conservation pour les éléphants d’Afrique

Les populations fragmentées d’éléphants d’Afrique vivant en Afrique subsaharienne sont classées comme vulnérables. En 2002, la base de données sur l’éléphant d’Afrique avait confirmé 400 000 éléphants vivants, avec 200 000 autres spéculés mais non confirmés. Le plus grand mammifère terrestre vivant, l’éléphant est un herbivore qui migre pour trouver de l’herbe et de l’eau. La perte d’habitat, le braconnage de l’ivoire et d’autres conflits avec les humains sont la plus grande menace pour la survie continue de l’éléphant d’Afrique.

Efforts anti-braconnage

Depuis 200 ans, la chasse à l’éléphant pour ses précieuses défenses en ivoire a été un facteur majeur du déclin des populations de l’animal. En 1989, les éléphants d’Afrique ont été inscrits à l’annexe I de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction, interdisant de fait le commerce des produits de l’éléphant dans le commerce international. Cependant, l’instabilité politique dans les pays peuplés d’éléphants empêche l’application du traité. En juillet 2000, le Fonds mondial pour la nature a lancé un programme de formation d’équipes de surveillance et de patrouilles anti-braconnage pour aider à protéger les éléphants. Les campagnes diplomatiques du Groupe de spécialistes de l’éléphant d’Afrique ciblent les citoyens des pays consommateurs dans le but de réduire la demande de produits d’éléphants.

Conflit homme-éléphant

La concurrence croissante pour les ressources terrestres amène les populations locales à avoir une vision négative des éléphants. En 1997, le groupe de travail sur les conflits humains-éléphants a été créé pour développer des stratégies mutuellement bénéfiques afin que les hommes et les éléphants puissent coexister dans des zones aux ressources limitées. Le groupe fournit également des conseils et une expertise aux gouvernements nationaux africains. Dans certaines régions, une compensation monétaire est accordée aux agriculteurs dont les cultures sont piétinées ou mangées par les éléphants. Dans d’autres zones, des barrières physiques – notamment des tranchées, des clôtures électriques et des projecteurs – éloignent les éléphants des établissements humains.

Politiques d’utilisation des terres

Bien que les éléphants vivent dans des refuges fauniques et d’autres zones protégées, leurs migrations importantes signifient que jusqu’à 80% de leur aire de répartition se trouve dans des zones non protégées. L’instabilité politique et les défis socio-économiques empêchent de nombreux gouvernements de maintenir des parcs et des institutions de conservation. Les institutions non gouvernementales travaillent avec les populations humaines affectées pour élaborer des plans qui éloignent les cultures des franges des habitats des éléphants. Les couloirs reliant les habitats fragmentés et les populations contribuent à assurer la survie continue de l’éléphant tout en protégeant les établissements humains.

Recherche et éducation

Plus de recherche et de compréhension des mouvements et du comportement des éléphants d’Afrique sont nécessaires pour développer des stratégies de conservation efficaces. En 1986, le groupe de spécialistes de l’éléphant d’Afrique a créé la base de données sur l’éléphant d’Afrique pour collecter des données de terrain et fournir des informations sur les populations et la répartition des éléphants aussi complètes et détaillées que possible. La technologie moderne, y compris le GPS et le suivi par satellite, est utilisée pour surveiller les déplacements des éléphants. Ceci est particulièrement important puisque les éléphants se déplacent sans tenir compte des frontières politiques nationales. Les zoos du monde entier participent également à des programmes d’éducation du public, de recherche et d’élevage en captivité nécessaires à la conservation et à la survie continue de l’espèce.

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