Espèces en voie de disparition des plaines à forêts mixtes…

Les plaines à forêts mixtes du Canada, une région du sud de l’Ontario dont les limites sont formées par le lac Huron, le lac Érié, le lac Ontario et le fleuve Saint-Laurent, n’occupent que 10 % de la superficie totale de l’Ontario, mais abritent plus de la moitié de la population humaine du Canada et une richesse de la vie animale et végétale. Cependant, l’agriculture humaine et l’empiétement urbain ont mis en danger plusieurs des espèces indigènes des plaines à forêts mixtes.

Béluga

Le fleuve Saint-Laurent forme la région la plus méridionale de l’habitat naturel du béluga. La chasse commerciale à la baleine a gravement appauvri la population de bélugas de 10 000 en 1885 au nombre actuel de 1 000 baleines, ce qui a conduit le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada, COSEPAC, à inscrire le béluga du Saint-Laurent comme une espèce menacée. Malgré l’interdiction de la chasse commerciale à la baleine en 1979 dans la région, la population de bélugas n’a pas connu de rétablissement notable, les facteurs contributifs possibles étant la pollution, la rareté des ressources alimentaires et l’interférence humaine dans l’habitat.

Moineau de Henslow

COWESIC a déclaré le petit bruant de Henslow menacé en 1993 en raison d’importants déclins de population résultant du développement urbain dans l’habitat naturel de l’oiseau. Le rare moineau de Henslow chante à l’aube et au crépuscule, chantant parfois toute la nuit. John James Audubon a nommé l’oiseau en l’honneur de John Stevens Henslow, qui a enseigné à Charles Darwin.

Crotale massasauga

Membre du groupe des vipères, le crotale massasauga est considéré comme menacé par le COSEPAC en raison du déclin de sa population résultant de la destruction de son habitat naturel et de la chasse humaine. Ce petit crotale peut vivre 20 ans en captivité, mais la durée de vie des spécimens sauvages est inconnue.

Tortue-molle à épines

La tortue-molle à épines d’eau douce de taille moyenne a été trouvée à l’origine dans de grandes parties des Grands Lacs inférieurs et du fleuve Saint-Laurent, mais n’habite que de petits endroits isolés dans cette région, juste une fraction de l’ancienne aire de répartition de la tortue. Selon le COSEPAC, le facteur le plus important du déclin de la population de cette tortue a été la perte d’habitat, l’utilisation récréative humaine des sites de nidification de la tortue devenant également un contributeur. La tortue molle à épines est considérée comme une espèce menacée; la tortue et son habitat naturel sont protégés en vertu de la Loi de 1999 sur la conservation du poisson et de la faune de l’Ontario.

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