Les méduses ont-elles des muscles ?

Les méduses sont des organismes extrêmement simples. Ils sont composés à 95% d’eau et possèdent le système nerveux le plus élémentaire de tout organisme multicellulaire. Une méduse typique est composée de deux structures : un épiderme externe et un gastrodermis interne. Cela forme la cloche, d’où découlent les tentacules. Bien que les méduses soient principalement de l’eau, elles ont des nerfs, des cellules reproductrices et des muscles. Le muscle est la clé de la propulsion à courte distance.

Propulsion musculaire

Toutes les méduses ont un anneau de muscle qui entoure le bas de la cloche, qui est le composant principal de l’anatomie de la méduse. La cloche est creuse et ouverte, ce qui lui permet de se remplir d’eau. Les muscles autour de la cloche se contractent, expulsant l’eau et propulsant la méduse vers l’avant, vers le haut ou vers le bas, selon la position de la cloche au moment de la compression.

Reposer les muscles

Bien que les méduses utilisent leurs muscles pour se propulser sur de courtes distances, une grande partie de leurs mouvements se fait sans l’utilisation de muscles. Leur déplacement est régi par les courants de l’eau qui les font avancer. C’est pourquoi le mouvement des populations de méduses peut être assez facilement prédit, car elles ont tendance à dériver dans la même direction que le courant. Leur propulsion musculaire n’est pas assez puissante pour surpasser la puissance du courant.

Les muscles font l’histoire

On pense que les méduses sont les premières créatures de l’histoire de l’évolution à utiliser leurs muscles pour nager. Avant l’évolution des muscles de propulsion, toutes les créatures marines se déplaçaient en dérivant avec les courants. On estime que cette adaptation s’est produite il y a plus de 700 millions d’années, bien avant l’existence des dinosaures. En fait, les méduses sont parmi les plus anciennes formes de vie sur Terre. Ils sont environ trois fois plus vieux que les premiers dinosaures.

Ressorts hélicoïdaux

Les barbes piquantes qui festonnent les tentacules d’une méduse lui permettent de tuer ses proies et de dissuader les prédateurs. Le mécanisme de piqûre est l’une des fonctions les plus complexes de l’anatomie de la méduse, mais il est totalement dépourvu de muscle, bien qu’il repose sur des mouvements rapides pour atteindre son objectif. Plutôt qu’un mouvement musculaire, qui est la façon dont les serpents venimeux bougent leurs mâchoires pour injecter du venin, la méduse utilise des ressorts enroulés qui déclenchent un dard en forme de harpon lorsqu’il est touché.

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