Les rhinocéros et l’oiseau pique-bœuf – .

Les rhinocéros africains et les oxpeckers africains partagent une relation symbiotique qui était autrefois décrite avec confiance comme mutualiste, mais des recherches récentes indiquent que la relation est plus complexe. Les deux animaux ne sont pas des partenaires tout à fait égaux, la relation penchant en faveur de l’oiseau.

Symbiose

Parmi les différentes formes de symbiose, il y a le mutualisme, dans lequel deux ou plusieurs organismes vivent ou fonctionnent ensemble au profit l’un de l’autre. Un aspect du mutualisme est l’étendue de l’implication – un partenaire peut être complètement dépendant de la relation (obligatoire), tandis que l’autre bénéficie de la relation mais peut survivre sans elle (facultative). L’ajout du mot « nettoyage » au mutualisme indique qu’un partenaire élimine les parasites externes de l’autre.

Kifaru

Le rhinocéros (« kifaru » en swahili) broute la savane africaine et s’abrite dans des fourrés denses de broussailles épineuses. Les tiques se cachent aux deux endroits, attendant de se jeter sur un hôte. La peau de Kifaru est épaisse, mais très sensible et bien alimentée en sang juste sous la surface, elle saigne donc facilement. Les tiques et autres parasites de la peau font horriblement démanger Kifaru, alors il passe beaucoup de temps et d’énergie à se gratter sur les rochers et les arbres, essayant de s’en débarrasser. C’est là que le pic-bœuf, ou oiseau-tique, peut être d’une grande aide. Kifaru est également très myope et a du mal à voir les ennemis s’ils s’approchent, mais le pic-bœuf sur le dos de Kifaru le peut et fournit un avertissement en sifflant et en criant. Parce que le rhinocéros peut survivre sans le tique, Kifaru est un partenaire facultatif dans cette relation mutualiste.

Askari wa Kifaru

Le petit pic-bœuf (« askari wa kifaru » ou « le garde du rhinocéros » en swahili) « nettoie » le rhinocéros en arrachant les tiques de la peau de Kifaru, mais le fait de manière sélective ; il préfère les grosses tiques déjà gorgées de sang, ignorant les petites qui irritent tout autant Kifaru. Le pique-bœuf recherche également toutes les blessures ou plaies que Kifaru peut avoir et élimine les larves de botfly et autres parasites, mais dans le processus, il élimine également les croûtes et les tissus, provoquant de nouveaux saignements. En fait, le piquebœuf tire ses repas de sang autant directement de Kifaru lui-même que des parasites qu’il élimine. Cela fait du tique le partenaire obligé, presque un parasite lui-même. Il a besoin de Kifaru avec sa charge parasitaire comme principale, sinon unique, source de nourriture.

Un meilleur partenaire

Le piquebœuf n’est pas le seul partenaire de Kifaru dans le mutualisme. Des oiseaux blancs plus gros que le tique suivent le rhinocéros, se nourrissant d’insectes et de petits animaux que Kifaru dérange sur son passage. Ils montent même parfois sur son dos. Ce sont des hérons garde-boeufs (Bubulcus ibis), et comme le tique, ils suivent de nombreux grands mammifères pour profiter de leur passage. Cela place le héron garde-boeuf dans une autre catégorie de mutualisme avec le rhinocéros, appelé commensalisme. Il s’agit d’une relation plus équilibrée, car les deux partenaires en profitent et aucun ne prend plus qu’il ne donne. L’aigrette se fait livrer de la nourriture et Kifaru reçoit le même avertissement lorsque les aigrettes prennent l’air et sonnent l’alarme si un prédateur s’approche.

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